Archive pour août 2009

Fêtes de la Moisson et des Foins

Samedi 22 août 2009

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La série continue chez TOTAL

Mardi 18 août 2009

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Alors que la bataille judicaire, ouverte  en février dernier à la suite de la formidable  et impressionnante explosion de l’usine A ZF qui avait ravagé en septembre 2001 tout un quartier de la ville de Toulouse, une fuite d’ammoniac a conduit à l’évacuation, jeudi 13 aout 2009, de 300 personnes à l’usine Grande Paroisse de Grandpuits (Seine-et-Marne). 

A la suite de l’explosion de Toulouse qui, on s’en souvient, avait fait 31 morts et 2 500 blessés, le tribunal correctionnel a été amené à placer Total et son PDG de l’époque Thierry Desmarets au rang des prévenus. Pour autant le groupe et ses dirigeants ne semblent pas avoir tiré les leçons du tragique accident. Le bilan des accidents qui se produit ces 30 derniers jours  est de ce point de vue totalement révélateur. 

Rappel des dysfonctionnements sécurité chez Total 

  • 15 juillet 2009, sur le site de Carling Saint-Avold (Moselle) explosion mortelle: 2 morts, 6 blessés

  • 16 juillet, raffinerie de Gonfreville l’Orcher (Seine Maritime) fuite de pétrole lourd  22 juillet, usine de Grandpuits (Seine-et-Marne) fuite d’ammoniac : 350 personnes évacuées, 31 ont reçu des secours, 12 ouvriers hospitalisés  27 juillet, usine de Grandpuits nouvelle fuite d’ammoniac 

  • 5 août, usine de Gonfreville-l’Orcher renversement d’un bac d’acide sulfurique vide : trois salariés blessés, dont deux gravement 

  • 12 août, usine pétrochimique Naphta chimie de Lavéra (Bouches du Rhône), deux salariés brûlés degré lors de l’allumage d’un four

 Tous ces accidents à répétition font suite à d’autres accidents graves qui se sont produits dans un passé récent sur les sites d’exploitation du pétrolier Début 2008, Total a été jugé par la Haute Cour de Londres. Celle-ci a conclu à la responsabilité du pétrolier français dans l’incendie d’un dépôt de carburant de Buncefield, fin 2005. La même année 2008 au mois de mars, une fuite de fioul dans la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) a pollué l’estuaire de la Loire. Total a depuis été mis en examen dans le cadre de l’enquête concernant cet accident. 

Un climat insupportable d’insécurité 

La question se pose désormais de la volonté réelle des dirigeants d’assurer aux salariés et aux riverains des différents sites qu’ils exploitent, une sécurité qui d’ailleurs s’impose à eux au titre de la législation en vigueur en la matière. Un sérieux problème de politique de sécurité 

Cette trop longue liste  des accidents de ce mois, à laquelle il convient d’ajouter le très important accident sur le site AZF de Toulouse en septembre 2001 montre qu’il y a chez Total un sérieux et important problème de politique de sécurité, qui pourrait laisser à penser que l’industriel est tout simplement en train de laisser « pourrir l’outil de production qu’il possède sur le territoire national ». Quoi qu’il en soit, une telle carence exige une action publique immédiate pour imposer, sous astreinte, à l’industriel défaillant, de procéder à une révision complète de ses procédures de maintenance et d’exploitation et d’engager sans délais les travaux de remise à niveau de son outil de production. 

L’argent ne manque pas chez Total 

Total il ne faut pas omettre de le rappeler fait partie des grands champions pour ce qui relève des bénéfices réalisés – 13,9 milliards d’euros en 2008 – et servis à ses actionnaires. C’est donc un groupe qui a les moyens. Il est donc d’autant plus normal d’exiger de lui qu’il ne s’affranchisse pas de ses obligations et qu’il mette en œuvre une politique de sécurité en rapport avec les risques générés par ses activités.  Faut-il ici rappeler que de son côté la hiérarchie exige de ses salariés des objectifs en terme de « qualité » qui tendent au zéro défaut ! Au nom de quelle logique ne pourrions-nous pas exiger également du groupe et de ses dirigeants une politique sécurité zéro accident.  C’est à force de plan de restructuration, de plans de réduction des coûts, d’insuffisance de formation et de mise à la retraite anticipée des personnels d’expérience, que le Groupe, dont la seule ligne d’horizon reste la rentabilité à deux chiffre, laisse filer la qualité de son outil d’exploitation dont la maintenance et le remplacement de matériel usagé laisse, selon les représentants syndicaux largement à désirer.  Pour mémoire le 10 mars dernier, Total a annoncé la suppression de 555 postes d’ici à 2013 dans le cadre d’une restructuration en France de ses activités de raffinage et pétrochimie. Ceci n’annonce rien de bon en termes de surveillance et de maintenance des installations. 

Des contrôles extérieurs et des sanctions s’imposent ! 

A l’heure où la série dramatique d’accidents engagent lourdement la responsabilité des dirigeants du groupe Total et de ses filiales, les citoyens peuvent à bon droit s’étonner du peu d’empressement des pouvoirs publics à se manifester auprès du pétrolier incapable d’assurer la sécurité de ses installations.  Chaque citoyen consommateur de carburant qui passe à la caisse et paye très cher le carburant qu’il utilise participe d’une manière directe aux résultats financiers de Total et en principe  paye pour les coûts d’exploitation des raffinerie et de moyens de transport . C’est naturellement qu’il revendique aujourd’hui le droit d’exiger que cette sécurité assurée.  Pour ce faire un certain nombre de mesures immédiates doivent être imposées, par les pouvoirs publics,  au pétrolier:  Les préfets doivent être saisis avec pour objectif la modification des arrêtés d’exploitation des sites du Groupe Total et de ses filiales, afin d’y introduire l’obligation : 

  • De refonte des manuels et procédures sécurité à soumettre au contrôle et validation des inspecteurs des installations classées  

  • De contrôle permanent des installations par un organisme indépendant et extérieur des éléments de sécurité des installations 

  • De présentation d’un bilan annuel sécurité mentionnant l’ensemble des dysfonctionnements et de leur traitement. 

  • De présentation d’une étude d’impact sécurité, effectuée par un organisme extérieur indépendant lors de la mise en œuvre des plans de restructuration. 

Sans action concrète des pouvoirs publics, les consommateurs citoyens, qui ne font aucune à confiance à la fiabilité de l’inspection générale de la sécurité des sites classés Seveso promise par Total, devront se mobiliser et engager une opération de boycott des produits du pétrolier à titre de sanction écologiste et citoyenne !  

Bruxelles réclame 500 millions d’euros

Mardi 4 août 2009

  C DD

L’annonce aux producteurs de fruits et légumes de l’hexagone qu’ils pourraient être mis en demeure de devoir rembourser une partie des subventions européennes perçues entre 1992 et 2002 fait des vagues. Selon Bruxelles ces aides auraient faussé la concurrence le montant réclamé aux producteurs de fruits et légumes se situe autour de 500 millions d’euros. 

Cette réclamation est assortie d’une menace d’application d’une astreinte si l’Etat français ne rembourse pas Bruxelles dans des délais rapides. A l’origine du contentieux 338 millions € versés aux agriculteurs entre 1992 et 2002, pour palier mauvaises récoltes dues aux aléas climatiques, auquel viennent s’ajouter des intérêts que l’on fait courir depuis cette période.  Bruxelles dénonce une utilisation des fonds contraire aux règles de
la concurrence.  Les fonds en question, toujours selon Bruxelles, auraient en effet été investis pour acquérir des frigos des nouveaux tracteurs voir pour soutenir abusivement l’exportation de fruits et légumes. 

Une situation curieuse et menaçante pour les exploitants

Les producteurs, dont la profession est déjà plus que lourdement touchée par la crise et la concurrence des produits en provenance de pays aux normes sociales et environnementales d’un niveau inférieurs à celles qui prévalent en Europe, ont fait savoir qu’ils ne s’acquitteront pas dela facture. D’abord parce qu’ils jugent la facture démesurée et ensuite parce que, selon les fédérations professionnelles, ils « n’ont pas les moyens de payer ces dettes ».  De plus se pose la question du traitement des dossiers qui concernent les nombreux producteurs qui ont abandonné leur activité  ou bien sont décédés depuis cette période.  Dans cette affaire pour le moins curieuse, depuis 1992 plusieurs ministres de l’agriculture se sont succédé au gouvernement  sans que se ne posent de questions quand à l’attribution des sommes accordées, il importe que ne soit pas porté un coup fatal à la situation déjà difficile des producteurs des petites et moyennes  exploitations qui ont déjà fort à faire pour survivre. 

La pérennité des exploitations doit être assurée

Alors que des efforts plus que conséquents ont été mis en œuvre pour permettre à la filière automobile et aux banques de faire face à la crise, tout doit être mis en œuvre pour pérenniser les petites et moyennes exploitations agricoles de fruits et légumes mais également celles des producteurs de viande et de lait.  Faut-il rappeler, au delà de la qualité de leurs productions, le rôle irremplaçable de ces exploitations pour le maintien au cœur de l’espace rural des identités paysagères locales et pour l’apport au maintien de la biodiversité dans les campagnes de notre pays ?

Ne pas achever les plus faibles et fragiliser les plus solides 

Les premiers propos du ministre de l’agriculture Bruno Le Maire semblent aller dans le sens d’une volonté de ne pas plier face aux prétentions de Bruxelles. Mais, si chacun comprend bien qu’il est de l’intérêt de la France en général et de notre Région en particulier que les agriculteurs fragiles ou en situation difficile ne soient pas concernés, il importe tout autant que la pilule que veut faire avaler Bruxelles aux producteurs français de fruits et légumes ne vienne pas fragiliser les exploitations encore solides !