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Archive pour juillet 2009

Manifestants contre force de l’ordre, ce n’est pas tenable !

Mercredi 15 juillet 2009

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Un barrage de gendarmerie a tourné au drame vendredi soir sur la départementale 313 entre Saint-Pierre et Andé près de Louviers ! 

Selon les autorités de gendarmerie, un quad a « forcé le barrage » et un « gendarme a été percuté »  par une mini-moto, dont le conducteur déséquilibré, un jeune homme de 18 ans, a chuté et a heurté une clôture de ciment. 

Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Rouen pour déterminer les circonstances exactes du drame. 

Le décès du jeune homme, intervenu peu après, a provoqué une montée rapide de tension qui a dégénéré après que des proches aient accusés les gendarmes d’avoir commis une bavure. 

Des dégradations volontaires par incendie sur un bâtiment de la gare et la façade de la mairie ont été perpétrées dans la commune de  Saint-Pierre-du-Vauvray ainsi qu’à la gendarmerie de Louviers par des jeunes « en colère envers la gendarmerie et les institutions en général » 

A Louviers, devant la gendarmerie, deux véhicules civils ont été incendiés et deux autres véhicules détruits. 

Les auteurs des faits n’ont pas été appréhendés, une enquête est ouverte pour les retrouver. Quatre-vingt gendarmes ont été envoyés dans le secteur pour faire face aux affrontements.  

Cette affaire, ressemble à celle de novembre 2007, en région parisienne – à Villiers-le-Bel – où la mort de deux jeunes garçons qui avaient percuté une voiture de police avait été suivie de violents affrontements pendant plusieurs nuits, après que des proches aient crié « à la bavure policière ». 

Plus globalement il faut constater que la délinquance est à nouveau à la hausse et que dans les  quartiers dits sensibles l’on assiste à un regain évident de tension urbaine. 

Dans ce contexte  la distance entre  manifestants provocateurs et forces de l’ordre en service se réduit au point de dégénérer en affrontements dont la responsabilité est systématiquement imputée aux méthodes policières dont il serait  faux de nier qu’elles se sont durcies ces dernières années. 

Pour autant et le témoignage de Florian Meyer, 26 ans, animateur de la section des Jeunesses communistes à Montreuil qui a participé à la manifestation du 13 juillet, est éclairant. 

Parlant des squatters  de l’ancienne clinique il a déclaré : « Je ne suis pas forcément d’accord, à titre personnel, avec leurs méthodes. Ils s’opposent systématiquement aux autorités et ne veulent ni négocier, ni participer à aucun processus politique » 

Les Trois cent dix-sept voitures qui ont été brûlées, dans la nuit du 13 au 14 juillet, ne relèvent pas d’actions liées aux méthodes de la Police elles sont le fait de délinquants qui ont choisi délibérément de « se mettre en dehors des clous de la République ». 

Les violences urbaines sont à nouveaux en hausse en 2009 c’est une réalité dont il conviendrait que les responsables politiques se saisissent sans arrière pensées électoralistes. 

Lorsque des bâtiments publics sont dégradés c’est l’argent du citoyen-contribuable qui est jeté par la fenêtre, lorsque des voitures sont brûlées c’est l’argent du citoyen-consommateur qui est perdu et les tarifs des assurances qui augmentent. 

Cela n’est pas tolérable ! 

Comme n’est pas tolérable l’attitude du Maire de Montreuil, qui, s’exprimant à propos des affrontements qui se sont déroulés dans sa commune, dénonce« une démonstration de force totalement inutile », tout en admettant  «que certains manifestants étaient venus avec l’envie d’en découdre».   

Alors même  que, selon elle,  la manifestation en question ne pouvait pas «être considérée comme explicitement autorisée» elle a ajouté «à ma connaissance, elle n’était pas non plus interdite, donc la liberté de manifester son opinion devait être respectée». 

Ces propos venant du 1er magistrat de la Ville de Montreuil, qui dans ses fonctions représente dans sa commune le préfet donc l’état, ne sont pas responsables car ils tendent à justifier à priori l’affrontement et la revendication avant le dialogue. 

Il ne saurait y avoir les bons manifestants d’un côté et les méchantes forces de l’ordre de l’autre ! L’ordre républicain est la garantie pour les citoyens de la paix civile. Les forces de gendarmerie et de police ont mission d’en assurer le maintien. 

Si des actes contraires à la déontologie sont commis il revient évidemment de diligenter toutes les enquêtes et à la justice de trancher. 

Dans tous les cas au moment de tensions grandissantes dans les quartiers sensibles, c’est donner un mauvais signal aux fauteurs de troubles que de leur faire croire qu’ils bénéficient d’un préjugé favorable dans leur affrontement avec les forces de l’Ordre.